J’aime cette image de Gulliver, étendu de tout son long, impuissant face à la horde de lilliputiens qui l’ont ficelé. C’est bien ce qui pourrait arriver à Google un de ces jours. Alexis, qui relève que ma “prophétie” a fait écho dans courrier international (pour une fois que c’est moi qui devance les journalistes, je ne vais pas bouder mon plaisir…) m’a permis de découvrir ce superbe article qui me conforte dans ma réflexion autour de la fragilité du modèle de Google.
Ce dossier présente google comme une menthe religieuse (c’est la représentation qu’ont choisi les journaliste sur la couverture). S’il es effectivement insatiable, Google n’en n’est pas moins très fragile. Son succès ne repose véritablement que sur un concept mono-modèle économique dangereux. D’ailleurs, il ne faut pas s’y tromper, les récentes acquisitions ou innovations même si elles donnent une impression de boulimie sont surtout des bouées jetées aux actionnaires, afin de leur assurer un certain confort au milieu d’un fleuve remplit de crocodiles que le géant maitrise à grands coups de dents. En tout état de cause certains indices indiquent un manque certain de bases solides :
- un modèle à choix unique très périlleux en cas de tassement de cette activité. 99% des revenus de Google viennent de la publicité. Google prévient d’ailleurs dans son dernier rapport trimestriel : “une baisse des investissements publicitaires peuvent porter atteinte à nos activités” ;
- le modèle de la publicité sur internet repose sur un seul critère : les statistiques. Hors aujourd’hui ce modèle n’est absolument pas fiable. Aujourd’hui personne n’est en mesure d’assurer à 100 % de la fiabilité de ses statistiques ;
- un flou total entre le discours et les actes en amtière de protection des données privées… l’avocate du groupe admet d’ailleurs que Google a déjà dû produire des archives d’utilisateurs… ça laisse penser que tout est aujourd’hui possible de ce point de vue ;
- Une image ambigüe avec d’un côté des soutiens aux pays n voie de développement et de l’autre une collaboration avec des pays peu recommandables ;
- une stratégie web très obscure, si ce n’est d’avaler tout ce qui fonctionne bien avant que cela ne lui fasse un peu d’ombre : vision très peu populaire.















