Journée Microsoft chez groupe Reflect

Posted by jlgrellier on December 19, 2006 at 10:13 pm.

microsoft_tm.jpgLundi chez groupe Reflect nous recevions 3 personnes de Microsoft France afin d’avoir une présentation des nouveaux produits et des opportunités qui peuvent se présenter pour nos clients. Rappelons si c’est nécessaire, que en tant qu’Agence Web, nous militons depuis des années pour un internet utile, utilisable et utilisé et que certains de nos clients qui ont fait le choix d’architectures Microsoft sont dans l’attente de réponse qui intègrent cette technologie, ce qui semble évident… mais pas toujours compris. Nous ne sommes pas porteur de telle ou telle solution, mais nous sommes là pour répondre au mieux aux besoins de nos clients dans la technologie la mieux adaptée à son architecture technique.

J’avoue aisément et sans complexe être arrivé avec des apprioris à cette présentation. J’ai tout d’abord découvert un premier changement d’ordre humain : fini les commerciaux ou ingénieurs omniscients qui prennent leurs clients ou partenaires de heut et qui nient le passé et les faiblesses des produits Microsoft. Nous avions devant nous des personnes ouvertes, disponibles et à l’écoute, ce qui est rare : merci Messieurs. De plus, nous avons découvert des gammes de produits à même de porter de mini révolutions dans le monde de la production web par exemple. Une application métier capable de couvrir toute la chaine de production web du DA au développeur en passant par les intégrateurs et autres web designeur, c’est nouveau et très bien pensé… ensuite il faut voir à l’usage.

Les produits totalement orientés utilisateurs (je sais enfin ce que signifie réellement le user centric selon la firme de Redmond) sont là. Des format ouverts totalement XML, les nouveaux .docx etc. ouvrent des perspectives intéressantes. Comme je l’exprimais à nos invités, c’est un choix stratégique nécessaire aujourd’hui et qui s’inscrit dans la durée. Les interfaces utilisateurs ont été totalement repensées, les menus deviennent ludiques plutôt que contraignants, les applications sont intégrées dans la chaine de production de contenus web ou autres.

Les promesses sont là, les moyens pour les réaliser aussi, il reste à conclure, et j’avoue avoir été bluffé par bien des applications que j’ai hâte de pouvoir éprouver…
Conclusion ? Je sais que demain j’aurai la possibilité de proposer à mes clients des solutions adaptées à leurs besoins… et dans un spectre projet complet, que ce soit du libre ou autres solutions packagées de Microsoft. Même si je reste personnellement beaucoup plus sensible aux logiciels libre par pure phylosophie, ce qui compte avant tout quand on est Project Manager c’est de garder son objectivité pour répondre au mieux à ses clients.
Il en est largement question, dans ce billet sur le blog de groupe Reflect

10 Responses to “Journée Microsoft chez groupe Reflect”

  • Moi aussi j’ai été bluffé par des applications Microsoft, en particulier aux DevDays.

    Mais amuses-toi à faire un calcul rapide du coût de licence nécessaire pour mettre en place une solution microsoft et regarde combien il restera a tes gars pour être payés…

  • Jacques c’est tout simplement faux ce que tu racontes. Les commentaires dans le billet que pointe jean-luc le précisent d’ailleurs. C’est insupportable de voir a quel point tu juges une situation actuelle en t’appuyant sur une expérience qui remonte à des années et partant du principe que rien a changé. C’est juste pas intègre comme raisonnement…

  • Tu sais, Jacques, je pense sincèrement et véritablement que le logiciel libre offre des opportunités mais ne couvre pas tout le spectre des besoins. Microsoft fait aujourd’hui la démarche vers plus de transparence, d’interropérabilité, des tarifs plus clairs alors si en face d’eux, la seule réaction c’est s’arquebouter et continuer les même discours sans bouger… c’est dommage et inutile.

    Le dernier post de Manuel sur notre blog .gr traduit clairement le fond de ma pensée… les débats idéologiques libre vs MS j’y ai participé, j’étais même à l’époque très virulent, mais aujourd’hui ça m’ennui, parce que mon seul crédo c’est le besoin et les contraintes de mes clients. Si un client nous dit “nous avons toutes nos applications sur des serveurs Microsoft”, je ne vais pas me suicider en lui disant, “eh bien Monsieur pour faire votre intranet, il va falloir tout changer et passer sur des solutions LAMP”: je vais pouvoir lui répondre intelligemment. Et inversement si un client est en architecture LAMP il ne me viendrait pas à l’idée de lui proposer une architecture Microsoft… CQFD.

  • Rien n’interdit non plus de mixer les technologies, hein ?

    Et de prendre le temps de faire un peu de conseil auprès du client pour lui dire les conséquences à longs termes de ses choix.

    PS : ma position entière est aussi (fatalement) dûe au fait que je suis en Entreprise Individuelle et que je n’ai pas la possibilité technique de maîtriser toutes les technos disponibles, ce qu’une web agency peut par contrer espérer pouvoir faire de par sa taille humaine.
    Ps² : Et toujours compte tenu de ma taille, je préfère m’adresser à de petits clients (financièrement parlant) avec du libre sans coûts de licences et laisser les gros à d’autres.

  • Jacques je suis assez d’accord avec tes 2 interlocuteurs. D’autant plus qu’à terme le libre coûte souvent aussi cher voire plus d’après de nombreuses études.

    Effectivement les licences sont onéreuses, mais les coûts cachés du libre le sont également. Sans compter que perso, et pour exemple, je préfère à l’utilisation sans conteste MS Word à Open Word ou à ses autres concurrents et ce, malgré son format propriétaire.

    Je pense qu’il s’agit plus d’une question mixte de philosophie et de besoins comme Jean-Luc l’a déjà dit dans une de ses réponses.

    Reste qu’après des virulentes critiques (bien souvent justifiées) à l’encontre de la firme de Redmond on ne peut que saluer leurs remises en questions successives.

  • Sur les coûts cachés, est-ce que tu as pensé à celui-ci : le coût des retraites de ceux qui n’auront pas cotisé parce que l’argent sera allé aux states en coût de licences ?

    Entre les fonds de pension américains qui rachètent nos entreprises, les pressurent et les jettent une fois qu’elles n’ont plus rien à donner et l’hémoragie financière des coûts de licence, je ne donne pas cher de notre vieillesse en France dans quelques années.

  • Euh là Jacques tu dérailles… Microsoft doit faire vivre quelques milliers de personnes en France, qui payent leurs cotisations etc. et je ne vois pas pourquoi l’informatique ne serait pas traiter comme les autres domaine que ça nous plaise ou non…

  • “dérailles” ? Peut-être que tu trouves que mes propos sont à côté de la plaque, mais de là à utiliser un qualificatif s’appliquant à ma personne entière…

    Ceci dit :
    - http://linuxfr.org/2006/12/20/21801.html
    - http://pjarillon.free.fr/redac/ms-cout.html (Combien coûte Microsoft à la France ?).

    Et il me semblait que tu avais bien compris que DADVSI et les brevets logiciels sont des outils au service de modèle économiques qui doivent entraver le partage… Et qu’il y a un gros lobbying pour imposer cette manière de faire tourner le monde. Et que malheureusement, ce lobbying a de la force puisqu’il est soutenu par les intérêt économiques qu’ils défendent.

    Cela ne veut pas dire que Microsoft ne peut pas changer. Mais pour l’instant, je ne crois pas qu’il ait *assez* changé.

  • Le problème de la mondialisation et plus précisément de la concurrence dans le domaine informatique est en effet un peu hors sujet.

    Mais sur le sujet, quel modèle économique places-tu derrière un projet libre qui, par définition, n’est pas rétribué financièrement ?

    Je pense que le logiciel propriétaire est, contrairement à ce que dicte l’intuition, un formidable catalyseur de projets libres puisque l’émulation n’a jamais été aussi grande que lorsqu’un projet libre trouvait un pendant propriétaire consistant.

    A chaque besoin sa solution.

  • Arf, Jacques, tu sais bien ce que je veux dire, pour rester dans le domaine des transports, tu fais fausse route, tu n’est pas sur la bonne voie etc… ;-)
    Jacques le premier article que tu références me fait plutôt dire qu’un certain équilibre est en train de naître… parce que si Microsoft se donne la peine d’aller prospecter les grands Ministères etc. c’est bien qu’il sent le danger… et qu’il sait qu’il doit se remettre au travail…

    Le second exemple me fait par contre beaucoup rire… la personne qui l’a fait ne doit pas bien connaître l’entreprise et les arcanes économiques en France…
    où sont passés les milliers de personnes que fait vivre Microsoft, les centaine de sous traitants, les charges salariales, etc.

    Jacques, si j’ai arrêté ma phase de rébellion anti Microsoft et anti tout, c’est aussi parce que je me suis rendu compte que dans le microcosme du libre (ou autre) on vivait bien en s’auto-persuadant que les méchants ce sont les autres, à coup d’arguments fantasmagoriques. Les chiffres, comme les politiques le prouvent après chaque étude, on peut leur faire dire n’importe quoi… il suffit d’oublier (volontairement ?) un paramètre pour que tout change…

    Oui, Microsoft n’est pas une ONG… oui grâce aux logiciels libres ils sont obligés de se bouger parce que maintenant leurs clients ont un vrai choix… et alors ?

    J’ai bien compris “l’intérêt” de la DADVSI… mais quand on écoute les arguments de uns et des autres les choses sont beaucoup moins claires qu’il n’y paraît et le côté politique de cette loi (le côté sombre) nous est presque totalement étranger…

    C’est drôle que tu parles de la mondialisation… parce que pour moi le logiciel libre ce sont les alter-mondialistes de l’informatique… mais c’est un autre sujet.

    Je reviens à notre débat : c’est aussi ça le problème des logiciels libres, enfin non, le problème des libronautes : un décalage total avec la réalité du monde qui nous entoure. C’est en tout cas ce qui moi m’a fait dire… je peux participer, aider sans partager la phylosophie d’un monde en total décalage.

    Stitch, il y a bien un modèle économique autour du libre… tu passes le rpix des licences et autres en services et accompagnement… mais cela n’est pas plus rentable pour le client final, c’est clair.

    A chaque besoin et à chaque architecture sa solution, effectivement.

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