May 7, 2007
USA 2007 – 1 – Washington
Notre voyage aux States fut tellement riche que j’ai décidé en plus des photos de faire une sorte de mini-reportage en plusieurs épisodes. Commençons par le commencement : le voyage. United Airlines, compagnie à la réputation parfois très chahutée a été parfaite. Le personnel très poli, les différentes étapes de contrôle parfaitement menées etc. Le vol aller quand à lui a été presque parfait. En effet, à 30 minutes de l’atterrissage, on nous a demandé de bien respecter les consignes de sécurité en cas de problème… (ça rassure !). Et là ce fût les 30 minutes les plus longues de ma vie, j’ai pourtant déjà pris l’avion quelques dizaines de fois, mais la sensation de tomber pendant plusieurs secondes de façon incessante a été très pénible. En plus de cela les différentes personnes à mes côtés se sont évertuées à remplir leurs sac en papier, bref, que du bonheur ! Nous avons appris que l’aéroport venait juste d’être ré-ouvert après une tempête très impressionnante dont nous avons subit les restes… ce fut, notre plus mauvais souvenir du voyage, sorte d’épreuve initiatique sans doute “ les States ça se mériteâ€
La découverte de Washington commença par son métro… des stations et des couloirs d’Escalator d’une dimension impressionnante : on rentre un quai entier de métro parisien dans un escalator “washingtonienâ€. Ces escalator sont très sûrement les plus lents du monde… alors avec la profondeur, on a l’impression de perdre la moitié de la journée en descentes et en remontés. Autre fait étonnant, une propreté tout à fait incroyable : pas une pub, pas un papier, ni un chwing-gomme pas une odeur (si ce n’est une légère brise parfumée), bref une impression jusque là inconnue, et qui s’est ensuite révélée générale à toute la ville, d’hyper-propreté, et même de trop de propreté !
Autre choc culturel celui là : des accès handicapés absolument partout… nous n’avons pas rencontré un lieu en 15 jours, 3 grandes villes et quelques dizaines de visites de sites qui ne soit accessibles aux personnes handicapées, lesquelles sont d’ailleurs bien mieux intégrées à la société, puisque de fait, on les rencontre partout : une leçon à retenir ! En espérant toutefois ne pas avoir à utiliser le même concept pour en arriver à un tel résultat : ce sont les menaces de procès qui permettent d’intégrer l’accessibilité dans tous les lieux. Si jamais un lieu ne peut les accueillir pour de bonnes raisons, il y a toujours une sonnette qui permet de faire appel à quelqu’un qui se charge de faire entrer tout type de personne !

Son fantastique Zoo et ses Pandas, dont le visa a été prolongé pendant notre séjour et qui sont devenus petit à petit les emblèmes de cette ville.
Ensuite Washington est donc la ville des fonctionnaires de l’état, mais aussi des journalistes et des avocats. Ce qui en résulte ? Une forte sensation d’ennui, de latence, de sécurité à outrance, une impression de monde artificiel, de manque de naturel… nous en verrons les conséquence lors de notre visite à Las Végas ! Il est bien rare qu’il y ait de l’ambiance, si ce n’est dans quelques quartiers : Washington Channel, GeorgeTown, Dupont Circle, Union Station et son sous-sol qui regorge de restaurant et qui fourmille de gens au moment du déjeuner. Mais quoi qu’il en soit à 2h du matin c’est tout le monde dehors… et il n’est pas rare qu’à minuit on vous dise : plus d’alcool : pas drôle ville de George junior.
Ceci dit, c’est aussi un paradis culturel, avec concentré en quelques kilomètres et alignés les uns à côté des autres tous les musées importants des US ou presque (nous verrons cela à New-York par la suite). La particularité de ceux-ci est d’être totalement gratuits, donc, une fois passé les services de sécurités, vous pouvez vous diriger naturellement vers le début de la visite sans subir l’immanquable file d’attente de le majorité des musées dans le monde. Les collections sont globalement très intéressantes, impressionnante. Du Musée de la NASA (National Air and Space Museum : le plus visité au monde) qui vous en met plein les mirettes et où les USA sont bien évidemment en bonne place (on ne voit qu’eux), au musée des civilisations indiennes (National MSM of the American Indian : splendide), au musée national d’art (National Gallerie of Art) impressionant) aux différents mémoriaux (Lincohln, Roosvelt, Jefferson, seconde guerre mondiale etc.) bref une richesse incroyable dû à la volonté d’un homme, de faire de Washington autre chose qu’une capitale administrative ! Le Smithsonian Institution est une institution éducative et de recherche associée à un vaste complexe de 19 musées et sept centres de recherche principalement situés à Washington, fondée et gérée par le gouvernement américain. a été fondée par le scientifique britannique James Smithson pour la promotion et la diffusion du savoir.
Dans son testament ouvert en 1826, Smithson établit que si son neveu, Henry James Hungerford, venait à décéder sans avoir de descendants, sa fortune serait alors attribuée « aux États-Unis d’Amérique pour fonder, à Washington, sous le nom de Smithsonian Institution une institution pour l’accroissement et la diffusion du Savoir pour tous les hommes. ». Ce qui fut fait.
Washington peut donc être comparé à un immense musée, avec des caractéristiques très globales : un nombre incalculable de kilomètres de marche, une température agréable, des gens sympas mais un peu trop bureaucrates et des quartiers qu’il faut parcourir de long en large pour percevoir un coeur battant sous une chape officielle.
Une ville incontournable pour ceux qui font des musées et des bâtiments officiels et de la culture une obligation dans un voyage. Mais une petite déception quand au manque de caractère d’une ville engloutie sous sa bureaucratie : A voir tout de même !
En conclusion, une ville de contraste, qui était il y a quelques temps la n°1 du point de vue de la délinquence et qui est aujourd’hui le n°1 de la propreté et de la sécurité (enfin tout dépend des quartiers… il y a encore de nombreuses zones, comme Anacostia où l’on vous déconseille de trainer même de jour !). C’est aussi la ville où il y a le plus fort taux de chômage… mais aussi la moyenne des salaires la plus élevée… bref Contraste-Land. Il suffit bien souvent de passer un bloc pour aller d’un quartier très sûr à un endroit où l’on se sent de trop…
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1 Response to USA 2007 – 1 – Washington
Olivier
May 9th, 2007 at 09:03
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Français expatrié à Wash j’avoue t’avoir trouvé dans un premier temps un peu sévère, mais en fait tu as 100 % raison. Je commence à devenir américain, moi !
C’est une ville aux contrastes très marqués et qui ne réserve que très peu de place à l’originalité, l’exentricité etc.
Ici tout est normé, mesuré, mais comme tu le précises, en grattant un peu cette couche de verni, on tombe de très très haut et très très bas… c’est terrible !
Mais globalement il y fait bon vivre, sauf l’hiver qui est très froid pour un provençal comme moi en tout cas…