Ce clin d’oeil “2.0″ est simplement pour dire que l’économie elle aussi est passée à une autre ère…
Dans un précédent post je faisais allusion à la tendance de l’économie à subir d’énormes variations pour des phénomènes très légers. Aujourd’hui j’étaye ces quelques mots d’exemples (les valeurs sont des valeurs approximatives et arrondies…) :
- à new-york, le Dow Jones en 1 an est passé de 12500 pts à un peu plus de 14000 pts pour redescendre aux alentours de 12000 pts;
- à Paris, le CAC 40 de 5600 pts au début 2007 à presque 6200 pts est descendu à environ 4500 pts;
- à Londres, le Footsie, de 6200 pts début 2007 en passant par 6700 pts est eau début 2008 à environ 5500 pts;
- le Nikkei est passé de 17000 pts au début 2007 à 12500 pts ces jours-ci;
Les seuls à tirer leur épingle du jeu sur la même période sont :
- le Brésil où le Bovespa est passé de 44000 pts au début 2007 à près de 54000 pts en ce début 2008 mais en étant tout de même passé par un indice à près de 65000 pts
- en Russie, où la variation a été énorme, de 1580 pts au début 2007 à 1650 pts actuellement, mais en passant par un indice de près de 2000 pts
- en Inde, de 14000 pts début 2007 à 15900 pts aujourd’hui en passant par près de 21000 pts
- en Chine, de 2500 pts au début 2007 à 4500 pts aujourd’hui en passant par plus e 6000 pts
La Chine, ce n’est pas une surprise est la moins touchée par les variations actuelles, et conserve la progression la plus spectaculaire.
La majeure partie des économistes parlent d’une période de crise, où le moindre doute peut se transformer en catastrophe.
Il suffit de voir qu’aujourd’hui l’action d’Apple a perdu plus de 12% alors que les chiffres du 1er trimestre sont meilleurs que les prévisions. Oui, mais comme ces chiffres sont mieux, les résultats escomptés sur le second trimestre 2008 ont été revus un peu à la baisse… Quand on lit le détail technique de cette baisse, il est évident qu’aujourd’hui, ce qui fait baisser ou monter la bourse, c’est la spéculation et non la vraie valeur d’une cotation…
C’est à dire que nous somme dans le paradoxe selon lequel la bourse qui devrait évoluer au gré des résultat, suit les prévisions… c’est un model pour le moins inquiétant, qui fait justement qu’elle n’est presque jamais en phase avec la réalité.
Le secteur bancaire américain est aux abois, mais les entreprises exportatrices ne sont pas à l’abris, ainsi PPR et LVMH ont perdu plus de 20% chacun depuis le début de l’année…. une paille !!!
Contrairement à 2001 où l’objectif était bien de faire front contre un ennemis commun, la bataille, ici et aujourd’hui n’a pas d’ennemis désigné, c’est le système américain, qui s’effondre sous son propre poids. Selon les spécialistes, même si les autres pays seront touchés, l’impact sera moins important qu’en 2001, mais aux Etats-Unis, celui-ci pourrait être bien pire si l’effort condidérable de la Fed ne porte pas ses fruits.
Même si ces chiffres viennent éclairer ma lanterne, je suis loin d’être rassuré et quand je vois la façon dont les banques profitent de nous, les clients, l’augmentation astronomique des prix à la consommation (à ce propos, je suis preneur d’un comparatif fiable d’avant l’euro à aujourd’hui) je me dis que la belle vie est très certainement derrière nous et que ce n’est pas l’économie qui va redonner le moral aux ménages…
Il va falloir non seulement épargner ses RTT, peut-être vendre ses congés et pourquoi pas demander une avance sur une retraite que nous n’aurons pas…
“L’homme est un loup pour l’homme” disait Thomas Hobbes… je commence à comprendre ce concept d’autodestruction…















